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L’assassinat de Kim Jong Nam : enquête

Le 13 février 2017, à Kuala Lumpur le demi-frère du dictateur nord-coréen (qui aurait fait cela), Kim Jong Nam est mort mystérieusement après son contact avec deux jeunes femmes survenues de nulle part. Les enquêtes sur le vrai commanditaire du meurtre se poursuivent, investigations menées par l’Etat malaisien. D’après leur première théorie, ce serait son propre demi-frère Pyongong qui aurait orchestré ce meurtre.

Ce qui s’est vraiment passé à l’aéroport

Le 13 février, Kim Jong Nam arrive à l’aéroport de Kuala Lumpur dans le but de prendre un vol pour Macao prévu pour 10h50. Pour attendre l’heure, il va rejoindre un kiosque. Mais soudain, deux femmes surgissent et s’approchent de lui. L’une d’elle semble appliquée un produit sur le visage de Kim selon les caméras de surveillance puis disparaissent rapidement.

Méfiant de ce qui s’est passé, il se rend aux autorités de l’aéroport pour raconter le court évènement. Il se présente sous le nom de Kim Chol d’après son passeport nord-coréen. Le service médical s’est alors occupé de lui rapidement puis l’envoi à l’hôpital. Mais Kim Jong Nam n’a pas pu arriver à destination puisqu’il est mort en chemin.

Peu de temps après, on l’a reconnu étant le demi-frère du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

Qui est le responsable ?

La mort de Kim Jong Nam n’a rien d’un mort naturel. Il a été empoisonné. Bien sur on a tenu tout de suite responsable de ce crime, les deux femmes qui l’ont agressé. Elles sont arrêtées deux jours après le meurtre. Mais les enquêtes ont progressé et selon la police de la Malaisie, les jeunes femmes ont été payées pour commettre ce meurtre.

Des témoins ont confirmé que ces femmes se sont retrouvées dans un restaurant de l’aéroport en compagnie de quatre hommes nord-coréens deux heures avant l’évènement. Elles ont ensuite appliqué une crème toxique sur les mains et nous connaissons la suite. Durant l’enquête, l’une d’elle a déclaré qu’elle se croyait dans une émission de caméra cachée tenue d’asperger d’eau à un inconnu. Mais l’inspecteur Khalid Abu Bakar ne croit pas à ce propos. Il dit que ces jeunes connaissaient bien ce qu’elles faisaient.

Cinq jours après l’affaire, la police Malaisienne procède à d’autres arrestations dont celle de Ri Jong-Chol un nord-coréen de 46 ans. Son implication dans le meurtre reste inconnue. La police veut encore procéder à l’arrestation de quelques personnes notamment celle des 4 nord-coréens présent dans l’aéroport le jour du crime. Mais ces derniers ont déjà quitté le pays pour rejoindre Pyongyong le jour même du 13 février.

Le corps de la victime reste toujours au Malaisie sous prétexte qu’un membre de la famille doit venir dans le pays pour le reconnaitre formellement. Mais ce fait ne ravi pas Pyongyong. Selon lui, la Malaisie devrait remettre sans hésiter le corps de son demi-frère au Corée du Nord.

Pour terminer, parlons du moyen du crime. C’était un agent neurotoxique nommé VX, une substance très puissante capable de tuer en moins d’une minute. Enfin, pour manque d’élément, la police Malaisienne a du libéré à contrecœur le suspect nord-coréen Ri Jong-Chol.

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